Lumière de l'aube au crépuscule
19.09 - 20h - Borgo - Ghjesa di l'Annunziata
Le trio d’Arvo Pärt ouvre ce concert en redistribuant toute les notes de la sonate de Mozart K.280 en utilisant la technique des « tintinnanbuli » ou la musique prend la forme de cloches somnambule, annonçant ici un deuil, évoquant ici une aube nouvelle. Ce programme relie ensuite à la lumière de l’aube la fantaisie à quatre mains de Schubert interprétée par les pianistes Andrei Gologan et Valentin Malanetchi, qui emmènent le public vers les lueur du crépuscule.
Viennent ensuite les lieder de Fanny Mendelssohn, Abendlied, Warum sind die Rosen so blass et Ferne, dans une version pour piano et alto, portée par Oriane Pocard Kieny.
Enfin la lumière des brumes brahmsiennes prennent vie dans le quatuor de Brahms op.60. Rassemblant les musiciens et musiciennes de ce concert dont la soliste internationale Hayoung Choi, premier prix du concours de la reine Elizabeth, ainsi que Chiara Sannicandro premier prix du concours Joseph Joachim, dans ce chef d’oeuvre de Brahms renommé le quatuor de Werther en hommage à l’oeuvre de Goethe.
Andrei Gologan parle de la musique de Brahms en ces termes : subtiles ambiguïtés dans l’espace musical au fil du temps, un sens de l’orientation diffus, des textures épaisses et soyeuses qui abritent des mélodies scintillantes. En ce sens, la « brume brahmsienne » n’obscurcit pas les choses, mais les éclaire plutôt, projetant une lumière voilée mais radieuse.


