top of page

“In le to bracce mute”

Marion Gautier de Charnacé & Juliette Beauchamp

Danse & musique

"Fait de manquer, absence ou grave insuffisance d'une chose nécessaire"

Voilà la définition du mot manque. Grave insuffisance d'une chose nécessaire. Ou impossible absence.


Comment alors parler de ce sentiment, de cette sensation qui a pour particularité de ne se définir que par rapport à l'absence d'une sensation première ? Qui n'existe que parce que quelque chose n'existe plus ou n'existe pas encore. Comment un rien, un vide peut-il être aussi présent, aussi envahissant ? Pourquoi le manque est-il si physique ?


C'est ce que la femme de ce conte dansé, qui part sur les chemins à la recherche de cette "chose nécessaire", va ne cesser d'explorer.Elle y met le terme "amour", car c'est le seul mot qu'elle connaisse, le seul qui semble assez vaste pour, elle l'espère, être en mesure de combler ce vide, ce grand vide, à l'intérieur d'elle-même.Alors elle cherche l'amour, accompagnée tout du long d'une violoniste fantôme et de la Partita, celle qui est partie, de J.S. Bach en ré mineur, BWV 1004 ; pièce qui aurait été écrite après la mort de sa femme. Un manque pour accompagner un manque.


Une pièce pour plonger dans l'absence de l'autre, et pour espérer que des bras muets sauront donner une tentative de réponse.



Créée sur le parvis de l’église de Rogliano et de la tour de Miomo, In le to bracce mute est une création de la jeune chorégraphe Marion Gautier de Charnacé, née en 1996 et danseuse au sein du ballet de l’Opéra de Paris depuis 2014.


Au violon, la soliste franco-polonaise Juliette Beauchamp, qui interprète une des partitions les plus virtuoses et sublimes du répertoire. Suite de danses de l’époque baroque, culminant sur une chaconne avec un puissant motif de basse dont le compositeur Georges Enescu écrira : “on serait heureux de pouvoir saisir trois autres violons et cinq archets pour avoir la force suffisante d’exprimer ce que l’on ressent en un tel moment”.

  • Facebook
  • Instagram

©2019 by Camerata Figarella - Bach to Corsica

bottom of page