
Phonographe et la plume
Liens entre musique traditionnelle et savante
Concert musique de chambre - traditionnelle
Mettre en lumière les liens entre musique traditionnelle et savante à toujours été un projet de la Camerata Figarella.
Depuis sa création en 2023 à l’occasion du festival de la Camerata Figarella, le programme « Phonographe et la plume » s’est imposé comme un projet vivant chaque année. Il poursuit une recherche approfondie autour du répertoire et des œuvres de compositeurs-chercheurs qui ont exploré les liens entre musique savante et traditions populaires.
Ce programme, aux formes variables, rend hommage au compositeurs “ethnomusicologues” de l’Europe de l’Est qui ont marqué la fin du XIXème siècle et le début du XXème tels que Béla Bartok, George Enescu et Gyorg Ligeti et le moine arménien Komitas. Il témoigne de la relation des compositeurs et compositrices à la musique traditionnelle mais aussi avec leur propre identité.
La musique populaire a toujours été une source d’inspiration majeure pour les compositeurs, des temps baroques à l’époque contemporaine. De Telemann à Ligeti, de nombreux pionniers — phonographe ou plume à la main — ont parcouru les campagnes et les villes pour collecter, transcrire et réinterpréter les trésors musicaux du peuple, afin de les préserver, les réinventer et les transmettre.
Au programme les mélodies hébraïques, évoquant la prière de deuil du Kaddish, et une mélodie de l’île de Chios en Grèce, de Maurice Ravel. Des lieder de Schubert mettant en avant les accents populaires de l’accordéon. Mais aussi une partition rare de Hector Berlioz et arrangée par Abel Saint Bris avec la Sérénade Agreste à la Madone sur des airs de pifféraires romains. Ce même Berlioz qui lors d’un voyage à Rome en 1839 croisera la pianiste et compositrice Fanny Hensel, née Mendelssohn de famille juive et convertie au protestantisme pendant son enfance. Compositrice à l’immense talent, elle n’osera publier quelques œuvres qu’en 1846, un an avant sa mort, parmi celle-ci son Quatuor en Mi-bémol Majeur qui sera joué lors de ces concerts. Enfin nous mettons à l’honneur la musique de Komitas, un prêtre apostolique et chantre arménien né en 1869 dans l'Empire ottoman et tourmenté par le génocide de son peuple. Docteur en théologie et en musicologie, Komitas a recueilli de son vivant plus de trois mille chants de la tradition populaire arménienne.
Ce concert propose la possibilité de redécouvrir certaines œuvres du répertoire classique et romantique inspirées du folklore de l’époque comme Schubert, Schumann, Mendelssohn, Brahms, parfois réarrangées dans une version moderne, travaillant les liens avec la musique traditionnelle.








